Quel ours suis-je ?

Pour une philosophie de la peau douce.

Ce blog est la version publique d’un journal hébergé sur le forum du site d’Alain Delabos. Pas plus médecin que nutritionniste, et d’une ignorance crasse en biologie, je n’y propose aucune recette ni théorie. Il me plaît de partager l’expérience d’une révolution de mon hygiène alimentaire basée sur la chrononutrition telle qu’elle est enseignée par le Dr Delabos.
En deux mots, la pratique de la chrononutrition consiste à (re)trouver un métabolisme de la nutrition adapté à son horloge biologique interne. Au début de l’expérience, le 1er août 2009, je pesais 95 kilos pour 1 mètre 64. Un an plus tard j’en avais déjà perdu 23. Mon objectif serait d’atteindre 65 kilos — le même poids qu’à 25 ans — voire un peu moins si affinités. Tout cela sans me priver ni me ratatiner 
Contrairement aux pratiques des régimes privatifs (hypocaloriques et hyperprotéinés), le plaisir est notre guide ! En effet, l’élimination naturelle des stocks de graisse ne peut se produire que dans une situation de moindre stress physique et psychologique. Parmi les sources de stress à éradiquer, toute carence alimentaire, une hydratation insuffisante, l’excès d’exercice physique… mais surtout les angoisses existentielles : lisez Épicure avant de consulter votre généraliste !
Découvrir le pur plaisir de manger (comme celui d’exister) — ce qui change dans le regard des autres et notre vision du monde — lorsque le corps modifie son apparence…

Toute personne intéressée par la chrononutrition devrait lire très attentivement les ouvrages d’Alain Delabos. Pour aller plus loin dans cette expérience qui exige beaucoup d’attention et de sérieux dans la compréhension des recommandations, rien de plus efficace que de s’inscrire (de manière anonyme) sur le forum gratuit de son site.
Attention aux contrefaçons : si vous avez besoin d’un coaching pour pratiquer la chrononutrition, allez sur le vrai site http://www.chrono-formes.fr et non ceux qui diffusent sans autorisation des copies périmées de la méthode (comme par exemple morphoregime.com) ! Méfiez-vous aussi de tous ceux qui cherchent à vous vendre des sachets de protéines et autres cochonneries pharmaceutiques pour « améliorer l’efficacité ». Si vous cherchez la performance, la chrononutrition n’est pas pour vous ; il n’empêche qu’elle produit des effets spectaculaires chez ceux qui ont bien assimilé son fonctionnement.

N’hésitez pas à publier des commentaires sur ce bolg ou à m’envoyer des messages perso. Je ne mords pas ! 
Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 16:58

Voilà deux ans et demi que je me suis lancé dans la chrononutrition et de nombreux mois que je n’ai rien écrit sur ce blog. Celles et ceux qui fréquentent le forum gratuit savent que je continue d’y intervenir quand mes occupations le permettent… Mon silence est donc imputable à une surcharge de travail. Il fallait le préciser car quelques personnes me contactent aujourd’hui en demandant si j’ai « abandonné la chrono » !

Eh bien non, je suis toujours aussi fanatique. Ce qui est différent est que je ne la pratique plus avec pour objectif premier de mincir : la période « obésité » est maintenant un lointain souvenir. D’ailleurs, comme mon fanatisme n’a d’égal que mon intolérance, il m’arrive d’écrire que (chez une personne saine) l’obésité n’est plus une fatalité mais une « option », pourvu qu’elle se donne la peine de lire et de changer ses habitudes…

Je continue donc à suivre les préconisations de la chrononutrition parfaitement intégrées à mon mode de vie. Si, au petit-déjeuner d’un hôtel bon marché, vous voyez un client sortir des bouts de fromage et une gousse d’ail de son Tupperware, venez saluer OursQuiDanse ! Ou encore le malpoli qui exhibe une barre de nougat et une pomme — sans oublier la petite bouteille d’eau — au beau milieu d’une réunion, c’est le même oiseau… Mises à part ces petites manies j’ai l’air tout à fait normal, dans une forme physique insolente qui vient d’être confirmée par un bilan sanguin encore meilleur que le précédent, que je publierai prochainement.

Donc la chrononutrition n’est pas seulement une méthode permettant aux obèses de mincir et aux rachitiques de retrouver du poids. C’est avant tout une manière de se maintenir en bonne santé en éliminant un maximum de contraintes sur son organisme et son psychisme. Oui, il faut avoir les moyens de se nourrir — quitte à économiser sur des activités moins importantes. Oui, c’est difficile voire impossible si on habite dans une région très pauvre et/ou ravagée par une guerre civile ! Mais, en dehors de ces situations extrêmes, les occasions de prendre soin de soi ne manquent pas ; c’est plutôt nous qui aurions tendance à les manquer, ce qui n’est pas la meilleure manière de se sentir solidaire de ceux qui en sont privés.

Je regrette donc que la chononutrition soit presque partout perçue comme une « méthode pour maigrir » au même plan que les régimes privatifs, sous-caloriques et/ou hyperprotéinés. Implicitement c’est ce que veulent dire les personnes qui imaginent que, ayant atteint des mensurations « normales », je devrais logiquement « arrêter mon régime »… Je ne fais aucun régime : si je ne prends pas de dessert à midi c’est parce que je sais que le sucré sera bien plus agréable à consommer tard dans l’après-midi, sans produire pas cette sensation de gavage causée par l’association de sucres rapides et de protéines à un moment de la journée où l'insuline serait trop réactive. Et si je ne consomme plus mes quelques yaourts quotidiens je ne m’en prive pas lors des deux repas joker chaque semaine !

J’ai beaucoup d’idées en tête à publier sur ce blog. D’ici 2 ou 3 semaines j’espère trouver le temps de le faire. La présentation générale sera rédigée différemment, même si au niveau de la pratique je ne vois aucun changement notable à signaler.

En attendant, deux liens me paraissent bien intéressants. Le premier vers le site d’Agnès, la principale animatrice de notre forum et une des personnes les plus expertes en chrononutrition, expérience qu’elle a complétée par une formation de nutritionniste. Son site est ici : site d’Agnès Couturier.

Le deuxième lien vers un entretien avec un journaliste scientifique américain qui une expérience personnelle de la nutrition tout à fait en phase avec la chrono : entretien avec Gary Taubes. Il est bien dommage que les ouvrages d’Alain Delabos n’aient pas encore été publiés en anglais, car les Américains qui se battent à la fois contre les lobbies agro-alimentaires et les conseils aberrants diffusés par des médecins affiliés à ces lobbies auraient accès à des hypothèses (et des expériences) leur permettant d’affiner leurs réflexions.

Par OursQuiDanse
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Mercredi 10 août 2011 3 10 /08 /Août /2011 14:39

Aujourd'hui je voudrais partager une victoire après une longue bataille contre la mauvaise haleine !

Avant la chrono j'avais une très bonne haleine la plupart du temps, et quand elle devenait mauvaise cela pouvait s'expliquer par une mauvaise digestion. J'ai même repéré des restaurants dans lesquels le repas de midi laisse à coup sûr chez moi des traces nauséabondes le soir, peut-être par l'usage de certaines épices, alors que la nourriture n'y est pas plus chargée en graisses que dans d'autres.

Avec la chrono la bonne haleine s'est installée pendant longtemps. Mais un jour elle s'est détériorée et j'ai remarqué qu'elle redevenait normale grâce à la consommation de gugul (deux pincées de poudre par jour avec un verre d'eau). Mais récemment une mauvaise haleine s'est installée de manière durable et rien n'y a fait : ni le gugul, ni arrêter le gugul, ni la prise d'extraits de légumes (radis noir, artichaud etc.) ou de charbon végétal pour « améliorer la digestion »... Je sentais bien que ces traitements étaient inutiles car ma digestion va très bien depuis que je fais la chrono.

J'ai fini par consulter un ami médecin naturopathe qui fait de bons diagnostics de déséquilibres alimentaires à partir des odeurs corporelles. Il m'a recommandé de consommer de l'ail et c'était la bonne réponse ! L'effet a été immédiat.

Mon rapport avec l'ail est aussi problématique qu'avec mon origine méditerranéenne. À 14 ans j'ai brusquement renoncé à l'accent du sud-est dont se moquaient les camarades de pensionnat. Le rejet de ce qui a marqué mon enfance était global et la salade à l'ail en faisait partie. Les seules exceptions à ce qui est devenu pour moi une règle étaient les croûtons aïlés avec la soupe de poisson et les petits morceaux qu'on incorpore à la cuisson des escargots ou de la cuisine vietnamienne.

Curieusement, depuis que j'avais cette mauvaise haleine, j'avais envie de soupe de poissons. Curieusement aussi j'ai fait deux orgies d'aïoli à l'occasion de séances de travail (en sociolinguistique) avec des locuteurs provençaux. C'était une découverte, à la fois le plaisir de partager ce repas que d'écouter une langue dont je comprenais la plupart des mots à partir de souvenirs d'enfance. En rentrant j'ai pué l'ail pendant troisjours, ce qui a certainement masqué l'amélioration de mon haleine...

Quand le médecin m'a recommandé la consommation d'ail, le rapprochement avec ces expériences a été immédiat. J'ai intégré cette consommation à la chrono : pas de salade à l'ail — je ne pourrai jamais passer ce cap — mais sur les deux tranches de pain grillé que je consomme la matin j'en frotte une avec une gousse d'ail et je l'associe avec un fromage dont le goût s'accorde avec celui de l'ail. Mais attention à l’overdose : une gousse me tient une semaine environ…

Ma compagne, qui a un odorat exceptionnel, me dit que les gens qui « sentent l'ail » sont plutôt ceux qui en consomment avec une nourriture lourde à digérer. Je suis très agréablement surpris de voir que l'odeur ne persiste pas si on a pris un peu d'ail le matin avec un petit déjeuner chrono.

Par OursQuiDanse
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Dimanche 13 mars 2011 7 13 /03 /Mars /2011 00:30

... de supermarché, en réponse aux gens très instruits qui veulent nous faire croire que le bio est de la foutaise.

 

Histoire de la Pâte

Pour obtenir la farine, les grains de blé ont été enrobés d'un fongicide avant semis.


Pendant sa culture, le blé a reçu de 2 à 6 traitements de pesticides selon les années, 1 traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d'éviter la verse et 1 dose importante d'engrais: 240 kg d'azote, 100 kg de phosphore et 100 kg de potassium à l'hectare, tout de même !


Le blé moissonné, dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfide de carbone, puis arrosés au chlopyriphosméthyl.

Pour la mouture, la farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l'acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l'amylase.
Ensuite, il faut faire lever la pâte. La poudre levante est traitée au silicate de calcium et l'amidon est blanchi au permanganate de potassium.
Pas de pâte sans corps gras. Ceux-ci reçoivent un antioxydant (pour éviter le rancissement) comme l'hydroxytoluène de butyl et un émulsifiant type lécithine.

Histoire de la Crème

La crème sur laquelle vont reposer les cerises se fait avec des œufs, du lait, et même de l'huile.


* Les œufs proviennent d'un élevage industriel où les poules sont nourries avec des granulés contenant des :
- antioxydants (E300 à E311),
- arômes,
- émulsifiants: alginate de calcium,
- conservateurs : acide formique,
- colorants : capsanthéine,
- agents liants: lignosulfate
- et enfin des appétants : glutamate de sodium, pour qu'elles puissent avaler tout ça.
Elles reçoivent aussi des antibiotiques, bien entendu, et surtout des anticoccidiens. Les oeufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l'acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.

* Le lait provient d'un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques :
- antibiotiques : flavophospholipol (F712) ou monensin-sodium (F714)
- antioxydants : ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de synthèse (F307), buthyl-hydrox-toluène (F321) ou éthoxyquine (E324),
- émulsifiants : alginate de propylène-glycol (F405) ou polyéthylène glycol
(F496),
- conservateurs : acide acétique, acide tartrique (E334), acide propionique
(F280) et ses dérivés (F281 à E284),
- composés azotés chimiques : urée (F801) ou diurédo-isobutane (F803),
- agents liants : stéarate de sodium,
- colorants : F131 ou F142
- et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout ça, comme le glutamate de sodium.

* Les huiles, quant à elles, ont été :
- extraites par des solvants comme l'acétone,
- puis raffinées par action de l'acide sulfurique,
- puis lavage à chaud,
- neutralisées à la lessive de soude,
- décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium
- et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc.
- Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.

La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des stabilisants comme l'acide alginique (E400).

Histoire des Cerises
(complétée d'apres des éléments de "Aromatherapie" Jean inmangeable 1990, Maloine)

Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années.


* Les cerises sont :
- décolorées à l'anhydride sulfureux
- et recolorées de façon uniforme à l'acide carminique ou à l'érythrosine.
- Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d'aluminium
- et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202).
Elles sont enfin enduites d'un sucre qui provient de betteraves qui, comme les blés, ont reçu leur bonne dose d'engrais et de pesticides. Ce sucre est extrait par :
- défécation à la chaux et à l'anhydride sulfureux,
- puis décoloré au sulfoxylate de sodium,
- puis raffiné au norite et à l'alcool isopropylique.
- Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.
Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est necessaire d'ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une recréation synthetique du goût et de l'odeur à partir d'éléments artificiels issus de la chimie du pétrole aux prix de revient extrêmement faibles- par économie d'echelle - en comparaison du parfum naturel de fruit.
L'exemple developpé est ici la cerise, mais de tels composés servent à recréer aussi bien des parfums artificiels de fraise, d'ananas, de framboise, de miel, de caramel, de muguet..
etc.

* Le parfum artificel de cerise se compose donc des molécules synthetiques (donc à la stéréochimie inversée) suivantes :
- acétate d'ethyle
- acéthyl méthylcarbinol
- butyrate d'isoamyle
- caproate d'ethyle
- caprylate d'isoamyle
- caprate d'ethyle
- butyrate de terpenyle
- geraniol
- butyrate de geranyl - acetylacetate d'ethyle
- heptanoate d'ethyle
- aldéhyde benzoique
- aldéhyde p-toluique
- vaniline
- essence artificielle d'amande amère SAP
- essence artificielle de girofle Bourbon
- essence artificielle de cannelle Ceylan
- essence de lie de vin .

Ce texte, consacré à "la tarte aux cerises de supermarché" a été rédigé par Claude Bourguignon, un ingénieur agronome qui travailla à l'INRA, avant de quitter l'honorable maison pour cause de désaccord. Spécialiste de la microbiologie des sols, c'est lui qui démontra, pour la première fois, que les sols cultivés à grand renfort d'engrais chimiques et de pesticides, étaient biologiquement ... morts. Tout ce qui fait la vie, et donc la qualité des terres, à savoir les populations microbiennes et fongiques, est détruit par les produits chimiques, conduisant à une perte des nutriments et à l'érosion des sols. Membre de la Société américaine de microbiologie - en France , il n' y a plus aucune chaire de microbiologie des sols, y compris à l'INRA !

 

Claude Bourguignon a créé avec sa femme le Laboratoire d'analyse micro-biologique des sols, qui intervient dans de nombreux pays, pour aider les agriculteurs à retrouver la fertilité de leurs sols.

Par OursQuiDanse
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Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 21:30

J’ai récupéré au labo une copie de mon bilan sanguin avant chrono, à la disposition de tous les sceptiques… La différence notable avec celui de juillet dernier (voir détail) se trouvait dans les taux de cholestérol : rapport CHOL/HDL = 6,03 ; rapport LDL/HDL = 4,23… alors que ces rapports sont descendus à des valeurs acceptables : 3,45 et 2,20 respectivement, simplement parce que le LDL est descendu de 1,23 à 1,12 tandis que le HDL est monté de 0,29 à 0,51.

À ce sujet, toute personne qui se lance dans la chrononutrition avec un important surpoids devrait faire établir un bilan biologique susceptible de déceler une anomalie lipidique pour laquelle la pratique devra être adaptée à son cas particulier. Voir A. Delabos, La chrononutrition spécial cholestérol, Albin Michel 2008, p.67-91.

Beaucoup d’observations et de rencontres fructueuses cet automne… Mon poids diminue lentement avec de légères fluctuations. Il me reste à peu près 5 kilos à perdre pour retrouver la taille fine de mes jeunes années. Beaucoup me disent que j’ai atteint mon équilibre, mais je sens le besoin de gagner un peu en musculature, quitte à réduire un peu les poignées d’amour. Il n’est pas toujours facile d’expliquer que ce n’est pas moi qui décide puisque l’équilibre se règle sans aucun contrôle volontaire.

Je me suis amusé pendant plusieurs semaines à me peser à la même heure le dimanche et le lundi matin. Fluctuations significatives : la plupart du temps je perds entre 400 et 800 grammes si nous avons un atelier danse le dimanche matin. Ce n’est certainement pas l’effet de la dépense physique, très faible dans ces ateliers en comparaison à mes heures de marche quotidienne, mais plutôt de la pratique de l’éveil musculaire qui agit très profondément sur la détente. Je ne crois pas que l’organisme perde de la graisse lorsqu’il vit une telle détente, mais il évacue peut-être plus facilement ses réserves d’eau, ce qui explique une reprise de poids dans la semaine.

Je remarque aussi que les semaines où mon poids diminue significativement je ressens un léger mal de tête associé à une haleine chargée, qui signalerait un processus d’élimination.

Au fil des semaines je constate que mon corps se transforme même si mon poids et mes mensurations varient très peu (500 grammes en moyenne perdus sur 2 mois) : plus de tonicité de la peau, plus de muscles.

Le moment des fêtes était intéressant. La première semaine, deux repas très copieux pour Noël, surtout le second où, dans ma famille de confiseurs, j’ai consommé tout l’après-midi une quantité monumentale de sucreries : comment résister à une bûche au chocolat et crême de marrons ? Cette semaine-là j’ai pris un kilo, rien de plus. La suivante je n’ai pas fait d’excès dans les quantités mais la personne qui m’accueillait ne connaissait pas la chrononutrition, si bien que les repas de midi et du soir étaient pour la plupart des jokers avec de délicieux gâteaux, des fromages et du bon vin. Résultat des courses : j’ai perdu 1300 grammes cette semaine-là sans aucune dépense physique. Au total, j’ai terminé les fêtes plus léger qu’au départ ! Entre le 1er et le 3 janvier je me suis même délesté de 800 grammes repris un peu plus tard dans la semaine.

Tout cela sans corrélation visible avec les quantités de nourriture, la quantité d’exercice physique ni les sensations de satiété ou de faim — comme cette boulimie de chocolat qui m’a pris hier après-midi.

En réalité je m’aperçois (et le forum chrono le confirme) que le repas le plus important pour favoriser un équilibrage spontané de l’organisme est celui du matin. Le matin, invariablement, je « fais chrono » en veillant attentivement aux quantités. Car lorsque mon organisme est nourri à satiété il est capable d’exprimer avec précision ses besoins pendant toute la journée. S’il n’est pas nourri il réagit par des mécanismes de compensation (notamment des demandes de sucres rapides) qui ne servent qu’à apaiser la faim. Je m’aperçois que la plupart de mes congénères ne se nourrissent pas mais cherchent à couper leur faim ! (Il est symptomatique que tant de personnes se soient laissées gruger par des méthodes médicamenteuses de suppression de la faim comme le sinistre Mediator.)

Parmi les belles rencontres de l’automne, une famille qui a commencé à expérimenter la chrono et découvert que cette pratique réglait efficacement les comportements alimentaires de ses enfants en demande de sucre. En l’absence de pathologie, l’envie de sucre me paraît souvent liée à deux causes (qui peuvent se superposer) : l’ennui et une insuffisance nutritionnelle, notamment en protéines et corps gras. Ici encore le petit-déjeûner joue un rôle capital. Si on attaque le matin avec des sucres rapides (jus de fruits etc.) le corps continuera à demander du sucre toute la journée et l’assimilation des graisses saturées ne se fera pas correctement…

Voilà une occasion de protester une nouvelle fois contre la débilité des présentations de la chrononutrition dans les médias audiovisuels et la presse féminine. J’ai regardé avec effarement une émission de télévision présentée comme une enquête mettant en compétition cinq « méthodes pour maigrir », dont la chrononutrition. Les cobayes et leurs coaches respectifs se présentent sur le plateau à intervalles réguliers. L’émission se proposait de dresser un bilan au bout de 6 semaines. Pratiquement tous les candidats avaient perdu 6 kilos, salués par des salves d’applaudissements. Alors qu’il n’y a pas de quoi : je fais le pari de faire perdre 6 kilos en 6 semaines à n’importe quel obèse sans autre régime qu’une conversation téléphonique tous les 3 jours où nous parlerons de la pluie et du beau temps ! Le simple fait d’être coaché , plus la perspective de monter sur une balance face à des millions de téléspectateurs, suffit à provoquer une autorégulation dans laquelle la personne éliminera vite une partie de son surpoids, principalement de l’eau en début de traitement. Je trouve donc pitoyable que de tels résultats soient présentés comme des preuves d’efficacité des traitements, et encore plus regrettable que la chrononutrition soit mêlée à une entreprise de charlatans.

Le plus choquant dans cette émission étaient encore les images et les commentaires. Pour la chrono, par exemple, une cobaye déclare que c’est une pratique exotique puisqu’on la force, la pauvrette, à manger « une grosse quantité de fromage » tous les matins. Propos illustrés par un horrible gros plan sur une assiette remplie de fromages dégoulinants, sans un gramme de pain ni une boisson…

Il est accablant de constater que toutes les pratiques nutritionnelles s’inscrivent dans des schémas de récompense/punition, avec une prédisposition pour la punition quand on a affaire à des « gros ».

En guise de réponse à ce programme abêtissant, je publie ci-dessous des photos de mon repas préféré : le petit-déjeûner.

Une véritable fête, vécue en solitaire car la plupart du temps je me lève en premier pour le déguster avant de prendre la route pour marcher jusqu’à mon lieu de travail (départ vers 7h30 pour arriver à 9h00).

Ces images ont l’ambition de démontrer que ma pratique réside dans la diversité, de par la variété des fromages qui répondent à des envies bien précises — il y a des périodes où j’ai impérativement besoin de roquefort, de cantal, de brie etc., et d’autres où ils ne m’attirent pas du tout — mais aussi la possibilité de remplacer tout ou partie du fromage par des œufs, de la charcuterie, ou encore de jouer sur l’accompagnement (beurre ou huile d’olive) et la nature de l’aliment glucidique : pain, céréale complète etc. Sans oublier les variétés régionales qui sont souvent plus goûteuses car moins standardisées. Pour ce qui est du corps gras additionnel, pendant un an je n’ai eu envie que de beurre mais depuis plusieurs mois je préfère l’huile d’olive sur du pain grillé, tout en me reposant la question tous les matins…

Un invariant que j’ai bien mis en évidence sur chaque image : la petite balance et la carafe d’eau. Rien ne peut remplacer l’observation de la balance. J’augmente ou je diminue chaque jour les quantités de pain et de fromage en fonction de l’heure où va se manifester la faim du repas de midi, ces quantités pouvant aussi varier selon le climat : lorsqu’il fait vraiment froid j’augmente les doses de sucres lents (pain le matin, féculents à midi). Si ce réglage a été finement exécuté je n’ai aucun problème pour ajuster les quantités dans la journée en fonction de mes besoins et de ce qui est proposé comme plat du jour au restaurant. Pour ce qui est de l’eau, je n’oublie pas la prescription de 45 cl (trois verres) pendant chaque repas pour bien fluidifier le bol alimentaire. L’eau est indispensable pour éviter une accumulation d’urée lorsqu’on consomme de la viande.

Chaque petit-déjeûner est une composition. Il m’arrive d’être tenté d’en saisir l’image avant de le consommer ! Dont acte. Bon appétit !

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Par OursQuiDanse
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Samedi 18 décembre 2010 6 18 /12 /Déc /2010 23:25

 

 

Leonardo, le danseur, s'est lancé dans la chrononutrition à la même époque que moi : l'été 2009. Je vous laisse libres d'apprécier les effets de ce que certains détracteurs condamnent comme un « régime hypocalorique » !

 

Mais ce document illustre aussi le travail de la danse « à partir des sensations » qui est au centre des activités de notre groupe de recherche chorégraphique. Je reviendrai plus tard sur les exercices que nous appelons « éveil des sensations » et « éveil des muscles » qui jouent un rôle considérable dans la conquête d'une autonomie de la santé. À mon avis, et sur la base des expériences de mon entourage, c'est une des pratiques les plus efficaces pour diminuer la charge de stress sur l'organisme, une pièce essentielle du mécanisme de base que nous mettons en place avec la chrononutrition.

La vidéo trace l'histoire de la continuelle recherche du «moi» dans un processus comme celui de l'écriture de la danse et des traces qu'elle laisse.

Ce projet est né à la suite du tremblement de terre qui a secoué la ville de L'Aquila (Italie) le 6 avril 2009 à 3h32 du matin.

Face à cette catastrophe, s'ouvre le questionnement sur l'essence de la «VIE».

Les corps parcouru par des intensités devient ce Corps plein sans organes (énoncé par Antonin Artaud). Il s'agit ici de l'action sur le corps de forces invisibles (Gilles Deleuze in «Francis Bacon logique de la sensation»).
Par OursQuiDanse
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